Publiée le
Deuxième de la série Honneur du Championnat de France 2026, disputé à Rouen du 15 au 23 août, Laurent Descamps revient sur son parcours.
Tête de série numéro 1, le joueur de Cambrai devait assumer un statut de favori inhabituel pour lui. Après une défaite dès la première ronde, il a su réagir, retrouver de la réussite et terminer à la deuxième place, derrière Morgane Prigent.

Photo : Yann Blain.
Tu étais tête de série numéro 1. Comment as-tu abordé ce Championnat ?
Effectivement, j’étais tête de série, avec près de 200 points d’écart par rapport au Capital-Points le plus bas de la série. Cela me plaçait naturellement parmi les favoris.
Mais, à la lecture de la liste des participants, il fallait rester méfiant. Les jeunes Morgane Prigent et Romain Vial méritent certainement un meilleur Capital-Points au regard de leurs résultats récents. Le reste du plateau était composé de joueurs expérimentés, capables de construire de très bonnes parties classiques.
Lors de mes deux précédents Championnats de France, je figurais plutôt parmi les joueurs possédant les Capital-Points les plus faibles. Cette fois, la situation était donc complètement différente : il fallait aller chercher les victoires.
Finalement, ce rôle de tête de série m’a donné davantage de confiance et moins d’appréhension. J’étais plutôt détendu !
Avais-tu étudié tes adversaires ou préparé certains schémas de jeu ?
La veille, je regarde tout de même contre qui je vais jouer le lendemain. Cela me sert surtout à me préparer mentalement.
Depuis deux ou trois ans, j’ai toutefois changé ma manière de préparer mes parties. Je préfère travailler en amont quatre ou cinq plans de jeu assez généralistes, puis m’adapter à l’ouverture choisie par mon adversaire. D’autant plus que mes adversaires peuvent eux aussi modifier leur entame lorsqu’ils savent qu’ils vont jouer contre moi.
Il en va de même pour mes propres ouvertures : je les fais varier selon mon état d’esprit du moment.
Quelle a été ta partie référence ? Et celle qui t’a laissé le plus de regrets ?
Mon principal regret reste ma toute première partie, perdue contre Patrick Kopp à la suite d’un faux coup de remise.
À l’inverse, ma partie référence est celle jouée contre Laurent Carrillat. J’ai bien construit mon jeu et profité de plusieurs petites erreurs positionnelles successives pour parvenir à le bloquer. J’ai ensuite pu m’imposer sur le plan positionnel.
Cette deuxième place te satisfait-elle pleinement ?
Oui, je suis très satisfait de mon Championnat. Je n’avais quasiment aucune préparation en amont, hormis deux parties disputées à la fin du mois de juin en Coupe de France. J’ai également dû composer avec quelques petits problèmes de santé.
Pour moi, Morgane partait favorite. Je pensais également que Romain allait obtenir un meilleur résultat, tout comme Raymond, même si ce dernier joue vraiment trop vite !
Que retiens-tu de cette édition rouennaise ?
Je retiens tout d’abord la très bonne organisation, avec un gros travail réalisé par les bénévoles du Damier Club de Rouen, les membres du Comité d’administration de la Fédération et les joueurs extérieurs venus prêter main-forte.
Sur le plan personnel, j’ai surtout retrouvé un peu de réussite. À mon niveau, il en faut toujours ! C’est cette réussite qui m’avait manqué lors de mes deux derniers Championnats de France.
sportsregions